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l’importance du cahier des charges

L’importance du cahier des charges

Il n’est pas toujours évident de faire comprendre l’importance de rédiger un cahier des charges détaillé pour un projet web. A fortiori lorsque l’on est face à un indépendant ou une petite entreprise, dont les moyens temporels et humains sont limités.
Deux raisons me sont essentiellement retournées pour faire abstraction du cahier des charges : le temps à y consacrer et le manque de compétences pour le rédiger.

Pourquoi faire un cahier des charges ?

Que ce soit pour la réalisation d’un site internet, pour une prestation de référencement, pour le développement d’une application ou encore pour une campagne de marketing, le cahier des charges définit l’objectif, les besoins, le public-cible, les exigences, les contraintes. Il donne un cadre clair au projet, et décrit le travail qui devra être réalisé.

Le cahier des charges est un document auquel pourront se référer tant le client que le prestataire tout au long du projet.

A ce titre, il est véritablement contractuel. Côté client, il ferme la porte à d’éventuels suppléments de prix puisque les contours de la prestation sont précisément définis. Côté agence, il lève toute ambiguïté sur ce qui est compris dans la demande de départ et ce qui constitue des tâches supplémentaires en cours de projet.

Il permettra aussi aux deux parties de contrôler l’avancement des travaux et de vérifier à chaque étape que l’on reste bien dans les clous, que ce soit au niveau du planning et de la réalisation ou de l’adéquation au public et aux objectifs.

Mais l’un des plus gros bénéfices du cahier des charges reste qu’il oblige, en amont, à se poser des questions, à réfléchir à son projet en profondeur, à envisager tous les besoins auxquels il devra répondre, à s’interroger sur le profil des utilisateurs, à penser ses contenus de manière exhaustive.

Le cahier des charges : un temps bien investi

Parfois perçu comme une perte de temps, le cahier des charges est pourtant indispensable on le voit. Il constitue véritablement la boussole à suivre tout au long projet. Les quelques heures que l’on y passe seront largement compensées les nombreuses questions et aller-retour évités en cours de travail. Il limitera aussi le risque d’oublis, d’erreurs et d’incompréhensions.

 

Une alternative intéressante

Un prestataire sérieux refusera généralement de travailler sans cahier de charges et ne se contentera pas d’un « Faites comme vous voulez, comme vous pensez que ce sera bien, je vous fais confiance », parce qu’il sait que cela se déroulera rarement comme ça, mais plutôt comme ceci. Ce sera source de tensions, d’énervement, et au final de mécontentement des deux côtés.

Confier son cahier des charges au prestataire, est-ce la meilleure solution ? En théorie, sans doute pas : ça le place un peu dans une position de juge et partie. L’idéal reste que le client le rédige lui-même mais ce n’est pas toujours possible.

Mais ne diabolisons pas : dans la grande majorité des cas, cela se passera très bien. La majorité des prestataires s’acquitteront de cette tâche très honnêtement. Néanmoins, le prestataire peut être tenté – même inconsciemment – de diriger le client vers des solutions qu’il maîtrise, sans élargir le champ des possibilités. Et pour les agences un peu moins scrupuleuses, à s’orienter vers les solutions les plus rentables, voire à pousser à la consommation de fonctionnalités fort peu utiles.

Parfois, il peut aussi arriver que le dialogue entre client et prestataire soit difficile, en raison d’un manque de langage commun. Certains prestataires ont un jargon métier dont ils ont du mal à se départir, rendant leur discours aussi hermétique qu’une langue étrangère pour le commun des mortels. Le client reste avec de nombreuses interrogations et incompréhensions, il a l’impression d’acheter un chat dans un sac, et la relation de confiance a alors du mal à s’établir.

La solution à ces diverses situations peut alors résider dans l’appel à une tierce partie. Un prestataire externe, mandaté par le client, accompagne le projet. Il rédige le cahier des charges, analyse les différentes offres, joue un rôle de « traducteur » entre le client et l’agence qui réalise le projet, et peut même en assurer la gestion tout au long du parcours.

Bien entendu, cette partie tierce va facturer ses prestations et cela représente un coût supplémentaire. Mais ce surcoût sera souvent rentabilisé : moins de perte de temps pour le client, gestion plus efficace du projet, gain de confiance … et même, éventuellement, dépenses épargnées si le consultant décèle dans l’offre des postes non nécessaires.

 

source : ecomposition

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