Mobilité durable – définition et enjeux pour une entreprise : notre vision et nos actions

17/06/2021

Comprendre ce qu’est  l’écomobilité, ses enjeux et comment nous la prenons en compte dans notre démarche écoresponsable

 

La définition d’écomobilité ou mobilité durable est l’étude puis la mise en place de transports durables ou les moins polluants.

C’est une politique d’aménagement et de définition du territoire dressée par les villes dans différents domaines comme l’urbanisme, les infrastructures et l’organisation du réseau de transport, les applications technologiques ou encore la sensibilisation et l’éducation des populations et des entreprises.

La mobilité durable touche à nos yeux aussi bien les pouvoirs publics, que les entreprises et les citoyens. Le changement de nos pratiques de mobilité doit se faire à chaque échelle pour avoir plus d’impact.

Cette problématique s’inscrit en effet dans les engagements écoresponsables de l’agence et de ses membres pour un monde plus viable et durable avec notamment :

  • notre sortie progressive des GAFAM depuis 2015
  • notre démarche zéro déchet depuis la même année
  • l’écoconception web et le numérique responsable
  • la création d’un hébergement écologique de données Ethical Hosting
Communication éthique

L’objectif de cet article est de partager avec vous d’après notre expérience, comment l’on peut intégrer l’écomobilité dans un cadre professionnel et quelles solutions existent. 

  1. Constat : la voiture au cœur des pratiques de mobilité
  2. La voiture thermique un modèle obsolète et polluant
 

Une définition simple de la mobilité est un changement de lieu accompli par une ou des personnes. Avec plus de 1.28 milliards de voitures dans le monde en 2018 dont environ 8 millions de voitures électriques, les voitures thermiques sont la mobilité la plus utilisée dans le monde avec de nombreux inconvénients :  

  •  Émissions chaque jour d’une quantité importante de particules fines et de CO2 rendant l’air de certaines grandes villes irrespirable par moment et engendrant des maladies pulmonaires. 
  • Des infrastructuresayant un coup sur la biodiversité et qui transforment les paysages. À Paris, 50% de la chaussée est dédiée aux modes de transports motorisés.
  • 52% des déplacements en voiture en France font moins de 3 kilomètres, c’est-à-dire faisables en vélo. 
  • Plus d’embouteillage, des temps de trajets rallongés et donc plus de fatigue. 

Face à ce constat les pouvoirs publics, les associations et les pouvoirs locaux cherchent à mettre en place des plans de mobilité durable avec par exemple un objectif de -60 % de CO2 d’ici 2050 selon le plan européen de la mobilité durable. Cependant, il existe une disparité entre les territoires pour la mise en place de l’écomobilité.

 Il s’agit aussi aux acteurs tels que les entreprises de réfléchir à l’intégration de cette démarche.

 B) Écomobilité et entreprise

 Les trajets domicile-travailsont ceux que nous faisons le plus. Selon une étude de SD Worx, en 2019, 75% des Français utilisaient la voiture pour se rendre au travail chaque jour sachant qu’environ 28 millions de Français travaillent (chiffres DARES, fin 2018). Un autre chiffre qui résume bien l’impact des trajets domicile-travail est celui de l’agence Carbonne 4  (http://www.carbone4.com/trajet-domicile-travail-developper-co-voiturage-mobilites-douces/) spécialisée dans l’adaptation au changement. Selon l’agence, ils représenteraient15% des émissions annuelles de gaz à effet de serre liées aux transports en France (hors aérien et maritime international).

 On comprend mieux pourquoi sensibiliser son entreprise aux pratiques de mobilité écologiques est primordial. Pourtant, une étude Opinionway montre que 67% des salariés Français estiment que leur employeur n’en fait pas assez pour favoriser les transports doux. Plusieurs causes sont exposées comme la non flexibilité des horaires de travail rendant plus difficile le covoiturage ou l’accès aux transports en commun.

 On constate aussi de fortes disparités en fonction du niveau de vie. Il serait plus facile pour les habitants de la région parisienne et les CSP+ d’accéder à un moyen de transport propre que pour les personnes vivant en province et les CSP-.

 Selon la même étude ce qui ressort c’est aussi l’accès à la connaissance sur l’ecomobilité qui est un frein pour les salariés à un changement de pratiques. Cela d’autant plus que les solutions ne sont pas encore facilement accessibles bien qu’elles existent comme nous le verrons.

  1. C) Notre constat sur l’écomobilité chez Ethical Mind

 

Tout d’abord, nous nous sommes aperçus que les trajets domicile-travail était de plus en plus complexe :  bouchons, temps de trajet allongés, stress généré par le temps et manque de repos. À partir de 45 min le trajet aller ces inconvénients se ressentent beaucoup. Nous avons aussi perçu des déplacements inutiles qui pouvaient être faits autrement comme ceux le midi pour déjeuner.

 Cette situation peut ensuite devenir une spirale négative, plus la fatigue est générée et moins les salariés ont de la motivation surtout cela peut voir des conséquences sur leur bien-être.

 Le dialogue et la sensibilisation sont primordiaux pour aborder la mobilité durable.Il existe en France un manque de vision commune de la part des différents acteurs comme pour d’autres axes qui touchent à l’écoresponsabilité des entreprises. 

 II) Mobilité durable : enjeux et vision

 A) Des enjeux multiples et un manque de vision commune
 

La mobilité urbaine fait l’objet d’une grande considération de la part des pouvoirs publics comme nous avons pu le constater. Les acteurs publics sont les premiers à réfléchir et à mettre en place des actions pour mettre fin au tout automobile avec entre autres l’amélioration des transports en commun, les vélos en libres services, les politiques favorables aux voitures électriques. Depuis une dizaine d’années ces initiatives augmentent dans de nombreuses villes françaises.

 Pourtant, les comportements individualistes sont ancrés et certaines mesures restent impopulaires comme la fermeture aux voitures de certains quais à Paris par la maire Anne Hidalgo. En outre, les politiques varient selon des villes et certaines sont plus accessibles que d’autres pour le vélo comme le montre ce sondage (graphique).

 Pour la ville de Lyon, parmi les meilleures élèves, où se situe l’agence il y a 540 km de pistes cyclables, plus de 1000 places sécurisées pour garer son vélo, un service de vélos en libre-service efficace, une EuroVélo et la ViaRhôna qui traverse la ville.

 Les mentalités évoluent même si elles mettent du temps à changer. Il faut également que les solutions proposées soient avantageuses pour qu’elles suscitent l’engouement. La sensibilisation de chacun est donc importante, elle s’inscrit dans une vision plus large de développement durable et de transformation de nos modes de vie.

 L’entreprise est un terreau fertile pour ce changement, l’impact des déplacements domicile-travail et professionnels chez les français le montrent bien.

 C) L’écomobilité au sein d’un panel d’engagements écoresponsables de l’Agence

 Ethical Mind inscrit l’écomobilité dans sa réflexion globale sur la durabilité, l’éthique et l’environnement. Pour nous, chaque individu et chaque entreprise a la possibilité de faire sa part à son échelle. Il ne s’agit pas de vouloir convertir à tout prix à suivre une démarche responsable mais de montrer qu’une autre façon de concevoir l’entreprise est possible, pleine de sens et soucieuse de l’environnement.

 Conscient du fait que le numérique consomme une part croissance d’électricité, nous avons ainsi décidé de proposer d’héberger écologiquement vos données avec Ethical Hosting (lien).
 Effet, les Data Center représentent 9% consommation mondiale et 40 % de l’électricité utilisée uniquement pour les entreprises.

 Ensuite, nous proposons notre savoir-faire en termes d’éco-conception web, c’est-à-dire la création d’un site qui consomme le moins d’énergie possible (lien). Nous luttons aussi contre l’obsolescence programmée. Allonger la durée de vie du matériel existant, le réemployer et le recycler ses équipements est une étape clé ! C’est pourquoi nous réduisons au quotidien les emballages et déchets, tout en incitant nos partenaires à des approches contribuant à la neutralité carbone et au Zero Waste.

 De plus, le monopole des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) est considérable. Le stockage massif des données personnelles, allié aux progrès de l’intelligence artificielle et à une puissance économique hors normes, font des GAFAM un danger pour les libertés individuelles. C’est pourquoi nous avons décidé d’entamer une sortie progressive depuis 2015, nous tenons le cap et envisageons qu’elle soit définitive en 2022. Oui d’autres alternatives existent ! ( lien article).

 Pour donner de la visibilité à nos engagements nous avons décidé d’intégrer le label ESS ADN qui ambitionne dedevenir le signe distinctif des structures qui placent la performance économique au service du bien commun afin de leur apporter de la visibilité et de la reconnaissance. C’est un repère fiable pour les consommateurs désireux d’orienter leurs choix vers des entreprises réellement responsables.

 La mobilité durable fait donc partie d’une constellation d’engagements qui sont le reflet de nos valeurs humaines et environnementales. À travers le digital, c’est une source de motivation et d’inspiration de mettre en lumière des projets porteurs de sens et ceux qui les animent.

 Si vous souhaitez des conseils pour avancer dans la démarche responsable de votre entreprise, contactez-nous. De nombreuses solutions existent et les partager les font émerger !

III) Solutions et mises en place de mobilités douces

 A) Sensibiliser et agir à différentes échelles pour mettre en place des déplacements plus doux

 Pour comprendre la définition de l’écomobilité aujourd’hui, il faut s’intéresser aux actions à mettre en place pour favoriser les changements d’habitudes. En voici quelques-unes :  

  • L’éducation et la sensibilisation aussi bien à l’école qu’en entreprise 
  • Le télétravail, le Covid a mis en avant cette pratique qui consomme de l’énergie mais pollue moins que les déplacements domiciles-travail. Élargir les serveurs écologiques serait ainsi très pertinent. Attention toutefois à veiller à un équilibre psychologique avec des jours de présence pour ceux qui le souhaitent.  
  • Aménager le territoire urbain, les transports en commun et favoriser l’intermobilité. Voire réfléchir à implanter des entreprises dans des zones moins densément peuplées en périphéries des villes et plus intégrées à la nature. Ceci est à inclure dans une réflexion plus large de la notion de travail.  
  • Le covoiturage
     
  • Les nouveaux modes de déplacements durables, comme les vélos et trottinettes en libre-service dans les grandes villes. 
  • Le développement des bornes de recharge pour les voitures électriques et l’amélioration de leurs performances.  
  • Investir dans de nouvelles technologies de production d’énergie et de transport comme nous allons le voir. 
  1. B) Favoriser les nouvelles technologies

    Afin d’aller vers la généralisation de mode de circulations doux il est primordial de prendre en compte les innovations existantes et celles qui vont arriver. Effectivement, lorsqu’on observe les technologies actuelles cela est insuffisant. Seulement, plutôt que de les critiquer il s’agit d’avoir une démarche proactive, s’informer de ce qui existe et faire émerger de nouvelles solutions.

     J’utilise ici la base de données du courant constructif (https://lmc.today/construsphere/courantconstructif/)  qui fait un effort de veille et propose un programme sérieux et cohérent pour une transition écologique systémique. Un élément qui me semble essentiel est la dépollutionavec notamment la captation du CO2pour en faire de l’énergie et des matériaux en fibre de carbone. Au lieu de simplement réduire notre consommation de C02 il faut trouver des moyens de dépolluer l’atmosphère et la terre.

     L’écomobilité du futur est donc un mélange d’innovations technologiques et de sensibilisation à comment concevoir nos déplacements.Voici quelques innovations prometteuses :  

 Il existe en conséquence de nombreuses innovations peu connues du grand public.Sensibiliser aux mobilités durables permet de les prendre en compte de même que chercher à avoir de meilleures pratiques.

 C) Mise en place de notre programme d’écomobilité 

 Nous allons ici recueillir l’expérience de Talal, fondateur de l’agence et sportif accompli, qui a décidé de voir autrement les déplacements domicile-travail avec une démarche qui allie écomobilité et vélo de route.

 « Pour commencer, une fois le constat fait sur notre mobilité et les désagréments liés nous avons tout d’abord choisi de rapprocher notre lieu de de travail de la maison. Il est aujourd’hui à 15 kmEnsuite, il s’agit d’inclure partenaires et clients. Comment on imagine un projet dans son organisation, on cadre notre projet par un rendez-vous en présentiel et la découverte du client avec un déplacement chez lui. Le cas le plus loin que j’ai fait est un aller-retour Lyon/Genève. (chiffres + déroulé court).Cela s’inscrit dans une démarche de réduction de carbone qui est en phase avec notre philosophie sur le numérique responsable et comment les clients peuvent adopter cette démarche.

 Cela inspire aussi à ce que le client en fasse de même, à son niveau, qu’il réfléchisse à ses propres engagements écoresponsables. Oser le faire avec les clients c’est montrer une autre façon de faire, cela me motive dans mon engagement et implique de leur côté que la réunion soit efficace. Cela donne du sens à ce déplacement et je prends du plaisir sportivement. De plus, le client est ravi de partager sur cette approche en terme d’écomobilité et aussi sur notre démarche écoresponsable globale et les services que nous proposons pour l’aider à avancer sur la sienne à commencer par un site éco-conçu. 

 Je pense que les vélos électriques vont permettre à certains d’oser des déplacements domicile-travail plus ambitieux. J’ai moi-même opté pour un vélo en bambou fait en France (ajouter quelques détails + lien). Pour moi qui fait beaucoup de vélo ça me donne beaucoup de joie et de motivation d’envisager des déplacements à moyenne et longue distance tel que pourquoi pas aller voir un client en Angleterre ! »

Etre rappelé


Rappel sous 24H, entre 9H et 18H, les jours ouvrés.